Archive for the ‘Bolivie’ Category

Le Lac Titicaca et l’Île du Soleil

Monday, June 22nd, 2009

Au moment où je quitte Rurrenabaque, il ne me reste que peu de temps à passer en Bolivie. J’ai en effet rendez-vous à Cuzco avec des amis venus de Belgique dans quelques jours; nous avons prévu de visiter le sud du Pérou ensemble pendant trois petites semaines. J’ai juste le temps pour une dernière étape au lac Titicaca, à la frontière entre la Bolivie et le Pérou. Je compte passer un jour ou deux du côté bolivien, plus précisément à Copacabana et à l’Isla del Sol. La partie péruvienne du lac, près de Puno, vaut également le détour et fait partie des endroits que nous visiterons durant les trois semaines à venir.

C’est donc après une vingtaine d’heures de voyage en bus depuis Rurrenabaque jusqu’à La Paz, suivi d’un deuxième trajet de 3-4h que j’arrive à Copacabana. J’ai juste le temps de déjeuner avant de prendre le bateau pour l’Isla del Sol, soit encore 1h30 de navigation sur une mer assez mouvementée. J’arrive à la partie sud de l’île vers 16h, assez fatigué. Là, je ne suis pas encore au bout de mes peines: on débarque au pieds d’un grand escalier de pierre, “l’escalier de l’Inca”. Comme le lac Titicaca est un des plus haut du monde, à plus de 3800m, que je viens de passer une semaine à basse altitude et que mon sac à dos approche tout doucement de la masse critique, j’ai eu un peu de mal à gravir les marches (on m’avait pourtant prévenu - j’aurais peut être dû laisser une partie de mes affaires à Copacabana). C’est donc avec soulagement que j’atteins finalement le sommet, ou je n’ai pas trop de mal à trouver un logement avec vue sur le lac.

L’île du soleil est très jolie, très calme et le temps est superbe. Comme il n’y a pas de routes, pour aller d’un point à l’autre de l’île, c’est soit en bateau, soit à pieds. Il y a quelques ruines à visiter ainsi que le fameux “rocher du puma” auquel le lac doit son nom. Au total, j’ai passé presque une journée entière à en faire le tour.
Seul petit bémol à tout ça, c’est le tourisme: l’île est divisée en plusieurs communautés, et chacune demande un droit de passage et de visite séparé, sans vraiment de raison. Les passants proposent systématiquement qu’on les prenne en photo, pour ensuite demander un pourboire. A la longue, ça devient lassant et gâche un peu l’ambiance. Malgré cela, la visite de l’île en vaut vraiment la peine.

img_0886_small1

img_0784_small

img_0823_small

img_0843_small

img_0845_small1

img_0854_small

img_0868_small

img_0870_small

Rurrenabaque

Thursday, June 18th, 2009

Je suis resté près d’une semaine à Rurrenabaque. D’une part, il y a la forêt vierge du parc national Madidi à découvrir, et d’autre part le río Yacuma et sa faune impressionnante. Au total, deux excursion de trois jours chacune, en commençant par le río Yacuma. Les quelques heures de trajet en 4×4 sur une route de terre en mauvais état en valent largement la peine. L’exploration du río se fait essentiellement dans une petite embarcation, avec des animaux à observer tous les 100m. La nuit, la multitude d’insectes à proximité fait énormément de bruit. On peut également entendre des singes se déplacer dans les arbres juste au-dessus du camp et des alligators à quelques mètres de nous.

img_0492_small

img_0520_small1

img_0568_small

img_0579_small

img_0331_small

Un dauphin rose, très difficile à prendre en photo car il ne fait surface que de temps en temps pour refaire le plein d’oxygène. J’ai eu l’occasion de nager avec quelques spécimens. Avec un peu de persévérance, j’ai même réussi à en toucher un. Le dauphin, intrigué, est ensuite venu me mordiller la jambe.

img_0599_small1

Un alligator. On en trouve un peu partout; j’en ai également touché un (pour ceux qui en douteraient, je ne nageais pas à côté de lui à ce moment-là). Dans l’obscurité, leurs yeux brillent comme ceux d’un chat lorsqu’on braque un faisceau lumineux dans leur direction. Nous avons fait deux sorties pour tenter d’en trouver de cette façon. C’est assez impressionnant de naviguer ainsi en pleine nuit, sans faire de bruit, en balayant la surface de l’eau au moyen de nos lampes de poche. D’énormes chauve-souris volent silencieusement autour de notre embarcation et le chant caractéristique des cigales est omniprésent. Dans le ciel, on a parfois du mal à faire la différence entre les étoiles qui apparaissent de temps en temps entre les branches d’arbres et les lucioles qui s’illuminent par intermittence.

img_0552_small

Un caïman, plus rare et en moyenne plus grand que l’alligator (celui-ci est assez jeune). Contrairement à l’alligator, il n’hésite pas à s’attaquer à l’homme.

img_0632_small

img_0621_small

Le coucher et lever de soleil sur la pampa:

img_0418_small

img_0463_small

Finalement, une petite vidéo pour compléter cette série de photo:

YouTube Preview Image

Ensuite vient la jungle du parc national Madidi. Pour résumer: il y fait très chaud et très humide. Il faut s’imaginer la chaleur suffocante qui précède un orage d’été, mais en permanence. De plus, ça grouille de bestioles en tout genre, mention particulière pour les moustiques: malgré le pantalon, les manches longues et les litres d’anti-moustique consommés, je me suis fait piquer de partout. La nuit, on a heureusement droit à un lit avec moustiquaire. Encore heureux, il paraît que les tarentules aiment bien se réfugier dans les cabanes qui nous servent de logement. Le groupe qui nous précède en a trouvé trois dans leur chambres. Personnellement, je n’ai pas eu la chance d’en observer une. Tout ce qu’on a trouvé, c’est une araignée grosse comme la paume de ma main filant entre les lits juste au moment d’aller dormir. Comme il n’y a pas d’électricité, on a tenté de la débusquer à la lumière des lampes torche, sans résultat. J’ai trouvé un peu lamentable d’aller chercher le guide pour ça, mais mes compagnons de voyage insistaient. Ce dernier l’a finalement trouvée et a mis fin à son existence. D’après lui, elle n’était pas dangereuse, mais sa morsure fait un mal de chien pendant 24h.

Comme on ne voit pas à 10m à cause de la végétation, je n’ai pas des masses de photos d’animaux à montrer. En général, on se contente de les écouter, comme les hardes de cochons sauvages qui passent à proximité du camp et dévorent tout sur leur passage. La première fois, c’est vraiment à se demander ce qui peut bien faire un bruit pareil: des grognements, le craquement sec des fruits brisés entre leurs mâchoires ainsi que les claquements de dents répétés qui servent à alerter leurs congénères d’une menace potentielle (càd nous, quand on s’en approche de trop près).

img_0649_small

Les parois à la base de cet arbre sont idéales pour construire un refuge pour la nuit:

img_0697_small1

Un arbre parasite, qui étouffe lentement l’arbre qui lui sert de support:

img_0684_small1

… jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien:

img_0706_small1

En revenant à Rurrenabaque, j’ai remarqué ce qui ressemblait à une petite tache de boue séchée au niveau du torse. Comme elle n’avait pas l’air de vouloir partir au savon, j’ai tenté de l’enlever par la force. C’est à ce moment que de petites pattes sont apparues en dessous de ladite tache: il s’agissait en fait d’une petite araignée au dos aplati qui s’était accrochée à moi. Son but était, je suppose, de me sucer le sang, pondre des oeufs, me bouffer à petit feu ou une combinaison des trois. Quoi qu’il en soit, ce n’était sûrement pas par affection: au bac l’araignée. Chalked up another kill for the good guys.

Samaïpata et le Parc National Amboró

Tuesday, June 16th, 2009

Après Sucre, direction Santa Cruz. Bien qu’elle soit une des villes les plus importantes de Bolivie, elle est d’un intérêt très limité. Le petit village de Samaïpata, à quelques heures de route, est bien plus intéressant. C’est l’endroit idéal pour partir à la découverte de la partie sud du parc national Amboró, notamment une forêt de fougères arborescentes.

Une vue sur le village de Samaïpata:

img_0314_small

Comme on peut le voir, on se rapproche tout doucement des forêts tropicales. Le climat est cependant encore relativement frais et une épaisse brume a tendance à recouvrir la forêt (comme si on n’avait pas assez de mal à distinguer quoi que ce soit dans ce fouillis de végétation):

img_0280_small

img_0230_small1

img_0231_small

img_0245_small

img_0298_small