4000 d’altitude, un ciel bleu azur exempt de nuages. Le soleil disparaît lentement derrière les chaînes de montagnes à l’horizon quand mon bus s’approche de La Paz. La circulation commence à se faire dense: des passants et véhicules de toutes sortes inondent les rues, des coups de klaxon retentissent de partout. Nous avançons péniblement, si bien que la nuit est déjà tombée au moment où nous atteignons le centre ville. La vue sur La Paz à ce moment-là est vraiment à couper le souffle (déjà mis à rude épreuve par l’altitude): la ville s’étend sur une sorte de bassin naturel, avec le centre au point le plus bas. On a donc une belle vue d’ensemble en approchant depuis les hauteurs. De plus, il n’y a pas un seul nuage ni la moindre trace (visible) de pollution, si bien qu’on peut parfaitement distinguer la moindre source lumineuse à des kilomètres. Le résultat est impressionnant.
En arrivant, nous sommes reçus par des infirmiers portant des masques chirurgicaux: on nous emmène pour effectuer quelques contrôles concernant la grippe porcine (en résumé, on me demande juste mon nom et comment je me sens).
Quelques photos de La Paz:







Quand je vous dis que les coups de klaxon retentissent de partout, je n’exagère pas. Les gens klaxonnent pour tout et n’importe quoi:
- Parce que des véhicules bloquent le passage où n’avancent pas assez vite. Un taxi s’arrête pour prendre un client: on klaxonne. La voiture devant soi ne démarre pas dans la seconde où le feu passe au vert: klaxon.
- Pour signaler son approche d’un carrefour. Apparemment, ça dispense de devoir vérifier la priorité droite.
- Pour signaler à un autre véhicule ou un passant qu’il n’a pas intérêt à vous couper la route. Parfois agrémenté d’appels de phares; à ce moment-là, cela signifie “tu traverses, je te roule dessus”.
- Les taxis et minibus klaxonnent en permanence pour signaler leur présence aux clients potentiels. De plus, comme si ce n’était pas suffisant, chaque minibus comporte un crieur: une personne qui passe son temps à répéter à toute vitesse et à voix haute la destination du bus. Même quand ce dernier est en mouvement.
- Sans raison particulière, comme ça par réflexe ou pour le plaisir de klaxonner.
En arrivant, on se dit que ça fait partie du charme de la ville. Après une heure, ça devient lassant. En fin de la journée, on a envie d’étrangler les conducteurs.